PANNEAU DE LA RAMPE E 32 . –
           1. L'Annonciation (2).– La chambre de la Vierge est meublée d'un lit à baldaquin avec courtines troussées et pentes richement brodées d'ornements dans le goût de la Renaissance, et bordées de franges ; le chalit est formé d'une suite de panneaux à draperies plissées et couvert d'une courtepointe à losanges. Un joli miroir circulaire est pendu dans le fond du lit. Dans un coin de la pièce est une porté surmontée d'une frise et d'un fronton en style de la Renaissance. Au milieu, un vase de lis est posé sur un escabeau. A demi agenouillée sur un prie-Dieu, Marie paraît distraite, de sa méditation, et fait le geste de fermer le livre qui était ouvert devant elle. Elle détourne la tête d'un air troublé, à l'arrivée de l'ange Gabriel qui vient de la saluer d'une façon si inattendue (3). Celui-ci se présente vêtu de l'amict, de l'aube et d'une chape attachée par un riche fermail. Il tient un grand sceptre fleuronné, autour duquel est enroulée une banderole muette. Dans le ciel, au milieu d'un chœur de chérubins à quatre ailes et sortant de nuages, apparaît le Père Éternel à mi-corps, à longue barbe, vêtu d'une chape à fermail, coiffé de la tiare à trois couronnes, tenant le globe d'une main et bénissant de l'autre, tandis que de lui descend le Saint-Esprit en forme de colombe, à travers un jet de rayons lumineux (4).

(2) Luc, 1, 26-38.
(3) « Turbata est in sermonc ejus et cugitabat qualis esset ista salutatio ». Luc., 1, 29.
(4) « Spirites Sanctus supervenict in te et virtus Altissimi obumbrabit tibi ». Luc., 1, 35