PANNEAU DE LA RAMPE D 40. 
           2. Fiançailles de Marie et de Joseph. – Toujours le temple figuré par de grandes baies cintrées et vitrées en losanges : dans le fond, est une porte en arc surbaissé, surmontée d'une rose flamboyante très finement découpée, le tout sous un grand arc en plein cintre avec redents, orné de rosaces et de crochets, et, retombant sur deux pilastres sculptés d'une suite de rosaces. Au milieu, se tient le grand prêtre ayant une sorte de chape sur les épaules : il prend Joseph par la main qu'il unit à celle de Marie. Celle-ci s'avance timidement, un chapeau de roses sur sa chevelure flottante. Du côté de Joseph se tiennent deux hommes imberbes, l'un vêtu d'une houppelande à revers et coiffé d'un mouchoir par-dessus lequel est posé un somptueux chapeau entouré d'un rang de perles et surmonté d'un gland, l'autre costumé à peu près de même, avec un non moins somptueux chapeau fort élevé, tailladé, les bords retroussés et ornés d'une enseigne, et surmonté d'une espèce de rosette. Du côté de Marie deux jeunes femmes, l'une vêtue d'unie longue robe par-dessus laquelle en est une autre raide, fendue sur les côtés, arrondie par devant et par derrière, et bordée d'un riche et large galon et de houpettes, ouverte à revers sur la poitrine que couvrent les fins plis de la gorgerette, manches tailladées et bouillonnées, et sur la tête une espèce de bonnet à la Charlotte Corday d'où la chevelure s'échappe en longues mèches. L'autre porte une riche coiffe à oreilles pointues et ornées de perles du centre de chacune desquelles s'échappe une gourmette qui retombe gracieusement sous le menton (1).

(1) Dans les Heures de Simon Vostre, ce sujet est accompagné de la légende : « Cum esset desponsata mater Jesu Maria Joseph. (Matth., 1, 18) »