MISÉRICORDES. - 92. – Il semble que nos artistes se complaisent dans ces scènes intimes, sans penser que la place va leur manquer. Le charmant et naïf sujet que nous voyons fait évidemment double emploi, et il sort tout entier de l'imagination du tailleur d'images. Toujours la même pièce lambrissée, à l'extérieur de laquelle on aperçoit des maisons et des arbres. La mère de Moïse tient son enfant nu, qui suce sa mamelle avec appétit. Les trois suivantes et la fille du pharaon, qui met sa main sur le cou de la nourrice comme pour lui parler, semblent suivre l'opération avec le plus vif intérêt.