Appuie-mains stalles 28-29. Un personnage imberbe, bouche entrouverte, visage joufflu mais assez abîmé par l'usure, cheveux très courts, autour desquels est enroulée une espèce d'écharpe nouée sur le côté. Il porte une robe assez longue, à col droit, avec manches larges jusqu'aux coudes et étroites aux poignets, serrée à la taille, fendue sur les côtés et laissant voir les chausses collantes. A sa ceinture, du côté droit, est pendue une grande bourse. Il caresse sur la tête un grand chien à poil ras, assis à côté de lui.

Appuie-mains stalles 29-30. Homme vêtu d'une longue robe avec col à crevés dont les manches ornées de torsades aux épaules et aux coudes, sont tailladées aux poignets. Sur sa tête est une sorte de bonnet carré bizarrement découpé sur les bords. Il est agenouillé devant un établi, sur lequel est posé une espèce de plat rond fixé par un valet et un crochet, et qu'il travaillait de la main gauche avec un outil (1). Il s'apprête à frapper dessus au moyen d'un maillet qu'il tient de la main droite. A cause de l'objet qu'il fabrique, et qui est bien un plat, ce ne peut être un hucher, comme l'ont cru MM. Jourdain et Duval, mais plutôt un futaillier faisant un plat de bois, dont l'usage était très fréquent au XVI° siècle (2).

(1) Cet outil et la main qui le tenait sont brisés.
(2) Voy. ci-dessus, t. I, p. 515.