Appuie-mains stalles 21-22. Une femme (6) vêtue d'une robe serrée à la taille, ouverte en carré sur la poitrine, à amples manches munies de larges parements, sous lesquelles on aperçoit, les extrémités godronnées des manches d'un vêtement de dessous, peut-être de la chemise. Elle porte la coiffe dite d'Anne de Bretagne et tient dans ses bras un petit lapin.

Appuie-mains stalles 22-23. C'est encore une femme. Les manches de sa cotte sont très larges aux entournures jusqu'au coude, et serrées au poignet. Un mouchoir est arrangé en rond autour de sa tête ; un tablier à bavette protège ses habits. D'une main, elle s'appuie à sur une des anses d'un baquet de bois placé devant elle, dans lequel sont des herbes, tandis que, de l'autre, elle prend une poignée d'herbes dans un panier pour les laver dans le baquet. On se plaît généralement à voir dans ce petit personnage un représentant de l'antique corporation des hortillons d'Amiens, qui, aujourd'hui encore, cultivent les jardins maraîchers dits hortillonnages situes dans des îlots formé par les innombrables bras de la Somme et de l'Avre à l'est de la ville, et qui, plusieurs fois par semaine, apportent leurs légumes, dans des bateaux, au marché d'Amiens.

(6) Le visage est fruste.