L’artisan de ce site, qui vit depuis une trentaine d’année dans la région de Marseille ( !) est issu de deux familles amiénoises, son père étant l'aîné de cinq enfants, sa mère le cinquième enfant d’une famille de huit.
Une des sœurs de sa mère, la sixième des huit enfants, épousa en 1953 un jeune professeur d’histoire et géographie : Michel GILLOIRE.

Celui-ci ne se contenta pas de donner ses cours dans divers lycées d’Amiens, il se passionna aussi pour sa région la Picardie et pour les divers aspects de son histoire, en devenant un des spécialistes reconnus, ce qui fut couronné en 2002 par sa cooptation et sa réception comme membre de l’Académie d’Amiens.
Les hasards de la vie firent que si leur couple n’eut pas d’enfants, ils furent adoptés à la quasi unanimité par les 25 neveux et nièces de la branche maternelle, plus leurs conjoints et les 60 petits neveux et petites nièces !

Et c’est ainsi qu’ils furent les invités représentants de la première génération lors de la réunion de famille de Noël de notre branche familiale maternelle vers les années 1995.

A l’occasion de cette fête familiale la discussion vint entre autre sur la Cathédrale d’Amiens et sur ses stalles, et l’érudition de notre oncle eut un terrain tout trouvé pour s’exprimer, dans la mesure où depuis plus de trente ans, il ne perdait aucune occasion d’enrichir ses connaissances et sa collection de photos (diapositives) sur les stalles, lesquelles lui servait à donner diverses conférences-diaporama sur le sujet, ou à organiser des visites commentées des dites stalles.
Peut être avons-nous perçu également en filigrane derrière cette passion pour son sujet, l’inquiétude sinon le regret que toute cette connaissance et ce travail accumulé « disparaisse » un peu avec lui…
L’idée fut lancée que ce serait bien d’enregistrer ces conférences diaporama, images et commentaires de notre oncle, sur un CDROM interactif comme il commençait à s’en créer pour l’outil naissant des ordinateurs multimédia, de façon à pouvoir procéder à une visite virtuelle de tel ou tel musée ou monument.
L’idée fut lancée, mais n’eut à court terme aucune suite tangible, les neveux et nièces présents étant pris par les engagements de leur vie quotidienne, laissant peu de place pour concrétiser cette idée facile à visualiser devant le digestif suivant un bon repas, mais autrement plus longue à bâtir concrètement.
L’idée ne mourut pas, cependant, et grâce à la plus grande liberté d’emploi du temps permise par une « pré – retraite » malgré tout très active, l’artisan de ce CD pût dégager le temps nécessaire pour se mettre à la disposition de notre oncle – tout en lui faisant encore retravailler son sujet ! – et bâtir ce qui est devenu le site que vous avez sous les yeux.

Ce travail n’est pas exempt d’imperfections, loin s’en faut, même si nous sommes fiers du résultat obtenu.
Conçu d’abord comme un document privé de « tradition familiale » : la voix de notre oncle sur une sélection des photos qu’il a pris dans la cathédrale sur une période de trente ans, il nous est apparu que ce travail pouvait être amélioré et être mis à la disposition du public visitant la cathédrale d’Amiens.

En l’état, nous sommes les premiers à pouvoir en critiquer les faiblesses et imperfections :

1° L’iconographie présentée résulte d’un travail passionné, mais dont le caractère amateur n’échappe à personne, à commencer à leur auteur qui est le premier à regretter que n’ait pas encore été entrepris par les autorités amiénoises, picardes ou nationales un inventaire photographique de qualité.
En plus d’un inventaire photographique, d’ailleurs, nous pourrions suggérer que soit fait un inventaire photogramétrique, apte à restituer, (comme cela a déjà été le cas pour certains sites archéologiques), les volumes des merveilleuses sculptures des stalles.
Enfin, une équipe professionnelle dotée de moyens adaptés d’éclairage et de plate forme d’élévation pourra photographier les pendentifs des stalles pratiquement inexistants dans notre travail parce qu’inaccessibles, (téléobjectif et flash électronique ne donnant pas de résultat satisfaisants, tout au moins en mise en œuvre amateur).
2° La mise en œuvre de cette matière iconographique a été faite par un autodidacte de l’informatique, qui est fier du travail qu’il a réalisé, mais néanmoins bien conscient qu’il ne peut rivaliser avec un graphiste de métier, utilisant des outils informatiques professionnels.

En conclusion, donc, nous considérons que si ce travail permettait de sensibiliser les bonnes personnes à la nécessité de faire cet inventaire du patrimoine constitué par les stalles, et d’améliorer notre travail pour le mettre à la disposition du plus large public possible, nous aurons fait œuvre utile.